Un autre abus du pouvoir signé le général Mania
La ville de Kananga a vécu, ce jeudi 16 janvier, un épisode d’une extrême gravité qui a profondément choqué la population.
Le Général de la Police du Kasaï Central, Mike Mania, a ordonné à ses éléments de tirer sur le véhicule du Sénateur Jean Tshisekedi, en pleine mission parlementaire.
Dans l’après-midi, le Sénateur Jean Tshisekedi se rendait à Kalambambuji pour superviser les travaux de construction de la route, accompagné d’un autre élu provincial.
En plein centre-ville de Kananga, à hauteur de Notre-Dame, leur cortège est tombé sur un dispositif de bouclage organisé par le Général Mike Mania et ses hommes.
Ce bouclage visait des opérateurs économiques, soumis à des tracasseries illégales et à des actes de brutalité. Le Général Mike Mania a été surpris en flagrant délit d’abus d’autorité, allant jusqu’à infliger des coups de fouet aux opérateurs économiques présents sur les lieux.
La situation a dégénéré lorsque le Général a constaté la présence du Sénateur Jean Tshisekedi. Prétextant la présence d’un chinois dans le véhicule du sénateur, accusé de l’avoir filmé pendant qu’il maltraitait la population, Mike Mania a donné l’ordre clair et direct à ses gardes de tirer sur le véhicule du sénateur.
Face à cet ordre criminel, les gardes du Sénateur ont fait preuve d’un courage exemplaire. Avec sang-froid et détermination, ils se sont interposés, protégeant leurs autorités au péril de leur propre vie et empêchant l’exécution de l’ordre. Grâce à leur bravoure, un drame aux conséquences irréversibles a été évité.
Pris de panique après la gravité de son acte, le Général Mike Mania s’est enfermé dans sa jeep et a quitté précipitamment les lieux, sous les huées et la colère de la population de Kananga, témoin direct de la scène.
Cet incident n’est pas un fait isolé. Depuis son arrivée au Kasaï Central, le Général Mike Mania multiplie les abus d’autorité, particulièrement à l’encontre des opérateurs économiques.
L’attaque contre un sénateur de la République marque une escalade dangereuse et inacceptable dans son comportement.
Le Sénateur Jean Tshisekedi aurait immédiatement saisi le bureau du Sénat pour dénoncer cet acte grave, rappelant que même durant les vacances parlementaires, un élu reste pleinement en exercice de ses fonctions.
Il a exigé que toute la lumière soit faite et que des sanctions exemplaires soient prises contre l’auteur de ces faits.
Si Kananga a échappé au pire, cet incident révèle une dérive grave dans la gestion de la sécurité publique et pose la question de la responsabilité des autorités chargées de protéger les citoyens, et non de les terroriser.
Red. GTM
