Le recrutement des enseignants des écoles secondaires publiques en République Démocratique du Congo (RDC) s'effectue désormais par concours national basé sur le mérite.
Cette mesure majeure vise à moderniser le secteur éducatif, à privilégier les compétences et à garantir une sélection transparente et équitable.
Cette réforme structurelle est portée par le Ministère de l'Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, sous l'impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Elle se matérialise notamment à travers le déploiement de projets d'envergure comme le Projet d'Apprentissage et d'Autonomisation des Filles (PAAF).
Cette initiative reçoit un large appui de la société civile, notamment par la voix de Fiston Kamba Tshibuabua, coordonnateur national de l'ONG Autre Vision Inclusive de Défense des Droits Humains et Développement Durable.
Ce dernier salue une avancée majeure pour la gouvernance éducative, tant dans l'espace Kasaï que sur toute l'étendue du pays.
« Nous saluons cette avancée comme une victoire pour le droit à une éducation de qualité et pour l'équité, tout en appelant à une vigilance citoyenne pour son application effective, particulièrement dans l'espace Kasaï », a-t-il renchéri.
Pour ce défenseur des droits humains, le passage au concours national brise définitivement le clientélisme et le favoritisme qui gangrenaient autrefois l'accès aux fonctions enseignantes. L'ONG insiste sur le fait que la réussite de cette réforme repose désormais sur la rigueur de sa mise en œuvre sur le terrain.
Elle appelle ainsi les autorités scolaires provinciales à faire preuve d'une transparence totale afin de redorer durablement le blason du système éducatif congolais.
Grégoire Tshiamumanya
